Archives expositions personnelles France

Communiqué de presse


La galerie 22,48 m² a le plaisir de présenter la 3ème exposition personnelle de Caroline Delieutraz. L’artiste investit l’espace agrandi de la galerie avec des pièces inédites, poursuivant ses recherches autour des thématiques qui traversent l’ensemble de son travail : la circulation, la capture, la collection et l’altérité.











.
















 







Exposition du 20 janvier au 25 février 2017. 22,48 m², 30 rue des Envierges - 75020 Paris. Tél.: +33 (0)9 81 72 26 37. Ouverture du mercredi au samedi de 14h à 19h.

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2017. Tous droits réservés

  Caroline Delieutraz, Unnamed Feelings

  Galerie 22,48 m², Paris

  20.01 - 25.02.2017

Do Delaunay, Anagrammes de Saturne

Archives expositions personnelles (D)

L’ensemble des œuvres est conçu comme un système qui se déploie autour de signes récurrents. Ceux-ci se font écho à travers leurs variations. La toile est l’un des signes que l’on retrouve, décliné sous différentes formes, dans l’installation Pandinus Dictator. La pièce traite de la volonté humaine de s’approprier les capacités de l’animal - ici le scorpion - lorsqu’elle se traduit par un désir de possession. Via des diagrammes de compétences, l’artiste caractérise chaque spécimen comme des personnages de jeux de rôle à collectionner. Cette classification met en avant les singularités de chaque scorpion tout en les maintenant dans un rapport d’humain à objet. L’installation est constituée d’une série de 8 tirages pigmentaires sur papier fine art, de verre gravé, d’une vidéo HD (10 min 26), d’un coussin, de téléphones mobile et de filets noirs. Le montage de la vidéo qui accompagne la série de 8 photographies évoque le possible déroulement d’une navigation Internet. Le making-of de la prise de vue des 94 scorpions apparaît comme le fil rouge de la vidéo : la main que l’on aperçoit à l’écran dispose les scorpions afin d’assurer leur bonne photogénie. L’ensemble des fragments témoignent du désir de possession réel et symbolique de cet animal, figure du pouvoir.


Blue Skins est aussi le résultat d’une collection. Caroline Delieutraz classe par ordre chronologique d’apparition, des personnages à la peau bleue mi-humain, mi-autre chose, tirés de fictions. À la lumière de ce qu’ils ont en commun, se dessine une sorte d’armée dont les différences entre les membres s’identifient aux nuances de bleu de leur peau. Il est aussi question d’hybridation et d’organisation dans la pièce intitulée Embedded Files. Il s’agit d’inclusions, sorte d’objet-image que l’on peut “lire” grâce à une source de lumière. Ces blocs de paraffine deviennent tout autre chose lorsqu’ils sont présentés et manipulés dans une vidéo aux vertus apaisantes. Black Armor est la matérialisation d’une image issue d’un site de vente en ligne. L’image désirée se fait réalité alors que l’objet n’existe sous cette forme que pour le packshot.


Caroline Delieutraz souligne l’instabilité et la complexité des rapports qui se tissent entre humain-animal-objet et image dans une société où le besoin de représentation de soi cherche sans arrêt à s’incarner dans la matière.