Communiqué de presse

La Galerie 64bis présente, pour la première fois en France, l'oeuvre de Priscila de Carvalho. Artiste brésilienne naturalisée américaine, Priscila de Carvalho crée une dynamique architecturale du paysage urbain, inspirée par le développement tentaculaire et incontrôlé des bidonvilles foisonnant dans son pays natal.

Dans ses oeuvres décrivant l'énergie des mégapoles et leur surpopulation, Priscila de Carvalho juxtapose des images figuratives et abstraites dans une incroyable énergie, mélangeant les communautés culturelles diversifiées, la société de consommation, les trafics de drogue, la décadence urbaine ; plongé dans des oeuvres en trois dimensions, le spectateur est ainsi immergé dans un monde coloré, où le fantastique des formes et la réalité des situations se confondent.








Exposition du 5 mars au 23 avril 2010. Galerie 64bis, 64 bis avenue de New York - 75016 Paris. Tél.: +33 (0)1 46 47 53 50. Ouverture du lundi au samedi de 11h à 19h.

Priscila De Carvalho, Out of Nothing

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

Priscila de Carvalho, Stairways to a Odd Secret World, installation, 2008

Priscila de Carvalho, Stairways to a Odd Secret World, installation, 2008

Priscila de Carvalho représente dans ses oeuvres la pauvreté des quartiers de favelas de Rio de Janeiro, renforcée par l'absence de rues. A la place, des escaliers infinis encadrent des milliers de points blancs ou jaunes symbolisant la multitude d'habitations de fortune. Comme l'explique l'artiste, «ces cités intérieures que je crée vont dans le sens de cette immensité des communautés qui regardent par des milliers de fenêtres chaque jour, tout en se posant la question de savoir si leur condition de pauvreté sera également infinie».

A cette représentation de quartiers entiers de bidonvilles construits dans l'urgence, à partir de rien, fait écho l'utilisation de matériaux pauvres et variés. Ce travail d'accumulation picturale employée par l'artiste répond ainsi à une nécessité de coller au plus près de la réalité de ces populations qui ont recours à des objets de rebus afin de construire leur logement. Collages hybrides de photographies, morceaux de tissus, vinyl constituent ces tourbillons urbains où des personnages anonymes aux teintes rouges parsèment les oeuvres tels des graffitis.


 Noms de rues new-yorkaises, slogans et marques sont également représentés dans les oeuvres, au détriment des personnages non identifiables ; l'artiste témoigne ainsi d'une volonté de souligner la sémiotique du capitalisme ambiant dans lequel évolue le monde actuel, écrasant tout humanisme symbolisé par le dénuement des bidonvilles.

Entre gravité et ironie, Priscila de Carvalho témoigne dans ses oeuvres, des ravages infligés en permanence à l'humanité, à l'image de la guerre ou de la pauvreté, contrebalancés par une société qui est en demande d'amusement et de plaisir. L'oeuvre de Priscila de Carvalho fait converger le chaos et le paradoxe de notre société contemporaine, à l'heure de la globalisation.


Priscila de Carvalho, Close to Home, installation, 2007.

Priscila de Carvalho, Close to Home, installation, 2007.

Priscila de Carvalho, Operation Gatekeeper, 2010

Priscila de Carvalho, Operation Gatekeeper, 2010

Archives expositions personnelles France

  Priscila De Carvalho, Out of Nothing
  Galerie 64bis, Paris
  05.03 - 23.04.2010

Archives expositions personnelles (D)